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  « Jaws » de Steven Spielberg.

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Deurdeune
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MessageSujet: « Jaws » de Steven Spielberg.   Lun 29 Juin - 19:00



JAWS  
RÉALISÉ PAR STEVEN SPIELBERG
ECRIT PAR PETER BENCHLEY, CARL GOTTLIEB, HOWARD SACKLER ET JOHN MILIUS
SORTIE EN FRANCE LE 1 JANVIER 1976
AVEC ROY SHEIDER, ROBERT SHAW, RICHARD DREYFUSS, LORRAINE GARY ET MURRAY HAMILTON


Brody - You're gonna need a bigger boat.

Faire une critique de Jaws va être très, très compliqué. Et quand les choses sont compliqués, je fais appel au grand et beau Karim Debbache: "Les années 60 sont une période de rupture et de crise dans l'histoire de l'industrie d'Hollywood puisque les productions se cassent la gueule et coûte de plus en plus cher. Au même moment, le cinéma français et italien semble redonner un gros coup de fouet à l'industrie en s'adressant aux gens avec des films moins cher mais plus sincère, plus réaliste et surtout, des films qui correspondent aux réalités sociales de l'époque. Il ne s'est fallu que de quelques années pour que les studios emboîtent le pas aux cinéastes indépendants et confie à tout un tas de réalisateur des budgets corrects mais relativement faible et surtout une complète liberté de création. C'est comme ça que des gens comme Arthur Penn, Robert Altman, Martin Scorcese ou encore Francis Ford Coppola ont eu la chance de pouvoir s'exprimer parce que le public suivait et qu'il faisait gagner tout un paquet de fric aux patrons des studios. C'est ce qu'on appelle "Le Nouvel Hollywood". Et ça a duré presque 10 ans. 10 ans pendant lesquels des artistes talentueux ont pu faire des films personnels et sincères sans que personne n'ose leur dire quoique ce soit. Sauf qu'à la fin des années 70, le Nouvel Hollywood connaît ses premiers échecs commerciaux et de nouveaux cinéastes émergent. Ils s'appellent George Lucas ou encore Steven Spielberg. C'est eux qui ont relancés un mode de production plus classique, tuant de la même manière tout les efforts qui ont été fait pour construire le Nouvel Hollywood." On en vient alors à Jaws, connu comme le premier blockbuster estivale. Ayant conscience de l'importance de ce film, je vais donc prendre des pincettes pour en parler parce que le film a réellement marqué l'industrie cinématographique et l'ayant découvert sur le tard, j'ai peut-être un avis qui ne correspond pas à la réalité du film.

Après qu'une femme se soit fait mangé par un monstre des mers, qu'on doute être un requin, Martin Brody décide de fermer les plages. Rapidement, le maire de la station balnéaire d'Amity décide que l'accident est un simple accident de noyade et les plages ouvrent de nouveau. C'est une nouvelle attaque plus meurtrière qui va faire réellement fermer les plages et ouvrir à une chasse au requin. Intervient Matt Hooper, un scientifique océanographique confirme bel et bien que c'est un requin qui est responsable de ces morts et après une première chasse qui résulte au mauvais requin tué, il décide de suivre Quint, un pêcheur local et Martin pour ce qui va être la chasse finale du squale. Malheureusement, le film n'a pas marché avec moi, je me suis simplement ennuyé. Malgré ce fait, je reconnais la grande maîtrise de Steven Spielberg et je comprend maintenant l'importance qu'as eu ce film. Je pense que c'est juste moi qui n'ai pas réussi à capter le film, pas par manque de goût, de culture mais parce que c'est ça aussi le cinéma, des fois ça marche, des fois ça marche pas et ce qui est beau, c'est que ce qui marche chez les uns ne marche pas chez les autres et inversement.

Tout d'abord, la réalisation est tout simplement géniale. Les premiers plans installent tout ce qui a marché chez moi dans le film: la caméra est souple, imitant les mouvements de ce prédateurs des mers. Au début, nous ne voyons pas une ailes, une mâchoire, rien, nous voyons les jambes de la fille au début du film, filmé depuis le point du vue du requin puis nous voyons la fille se débattre dans l'eau et puis finir sous l'eau, dans un grand silence, sans qu'elle remonte. Pas de sang, pas de jambes arrachés, rien d'impressionnant mais pourtant, tout marche. La tension est installée. La deuxième attaque est très joliment suggérée avec le bâton du chien, flottant à la mer. La troisième attaque est elle, plus impressionnante, nous voyons une marrée de sang et une matelas gonflable déchirée, comme métaphore du corps de la victime. Ensuite, vient l'autre attaque, nous voyons maintenant son aileron, une jambe déchirée. Et le moment qui m'a littéralement fait sauter sur mon siège: la découverte de la cinquième victime. Cette tête inanimée. Au final, qu'avons-nous vu? Un jambe déchiquetée, un matelas et du sang, une femme disparue dans la mer et une tête inanimée. Rien de traumatisant et pourtant, je suis sûr que beaucoup ont peur de la mer a présent. Tout est suggéré par une caméra superbement maîtrisée ainsi que la musique de John Williams, annonçant la venue du tueur en série. Les passages sur terre sont aussi très beau même si la réalisation dans ce cadre reste scolaire mais très fluide. Notons au passage un nouveau travelling compensé après celui de The Sugarland Express.

Pour l'instant c'est un sans faute mais alors, pourquoi le film n'a pas marché sur moi? Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages ou encore, à les considérer. Je ne dis pas que le scénario est mauvais, non, je comprend les attentions comme celle de faire du maire un personnage totalement dépourvu de sens ne pensant qu'à son argent et qu'à la réussite de sa station balnéaire. Oui, ce personnage est réussi dans tout ce qu'il a de profondément énervant. Martin Bordy par exemple, le personnage principal. Le jeu d'acteur est excellent, je n'ai rien à dire dessus, comme tout les autres d'ailleurs (mais sa tête me fait penser à une marionnette des Guignols mais bordel, je ne sais pas laquelle, ça m'a travaillé pendant tout le film!) mais tout ce que le film essaie de faire avec ne m'intéresse pas. J'ai compris qu'il y avait un décalage entre lui et Amity, n'aimant pas la mer mais tout ce qu'essaie de faire le film avec lui ne marche pas. Sa relation avec sa femme est inexistante, avec ses enfants semble emmener quelque part mais bon, c'est pas plus développer que ça puis cette scène où une des mère d'une victime vient lui dire que tout est de sa faute aurait pu être touchante mais... je ne vois qu'un homme, coupable du mauvais sort et d'être sous les ordres d'un idiot. L'histoire de Quint ne m'a pas non plus parlé, ouais il a un passif avec les requins mais bon, sa mort par exemple ne m'a absolument rien fait. Puis Matt Hooper dans son rôle du scientifique méprisé par le capitaine Quint mais qui au final, se relève être aussi un petit loup des mers, ouais bon, ça m'a pas plus touché que ça. MAIS ATTENTION. Je ne dis pas que c'est mauvais à ce niveau! Je dis simplement que ça n'a pas marché sur moi. Le rythme du récit est réussi par contre et se permet de longues pauses dans le récit comme avec cette superbe scène entre Quint et Matt Hooper où ils jouent à qui a la plus grosse.... cicatrice!

Oh et le film n'a pas tant vieillis que ça. Bon, le requin semble réellement sans vie mais vu le temps qu'il passe à l'écran, c'est n'est absolument pas un problème. La lenteur dénote des productions actuels mais comme pour The Godfather, le film prouve que la lenteur au cinéma s'apprécie.

La réalisation est génial, les acteurs sont géniaux, les décors sont géniaux... tout est génial est le film a réellement instauré une façon de faire dans l'industrie d'Hollywood mais non, je suis déçu mais non, le film n'a pas marché sur moi. Et je ne pense pas prendre un jour le temps de le revoir un jour. C'est ça aussi le cinéma, on loupe parfois des chef-d'oeuvre adulé par tant. Ce n'est pas une déception mais je pense avoir vu ce film bien trop tard.
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