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 Il était une fois au Japon : La GAEA Japan

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Tim Flyn
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MessageSujet: Il était une fois au Japon : La GAEA Japan    Mer 25 Nov - 15:21



Depuis sa création en 1968, la All Japan Women's Pro Wrestling avait dominé le monde de la "Joshi Puroresu" et avait réussis dès 1986 avec l'apparition de la seconde fédération de catch féminin du Japon, la Japan Women's Pro Wrestling (aujourd'hui connu sous le nom de JWP Joshi Puroresu) de Jackie Sato, puis en 1990 lorsque Atsushi Onita ouvre une division féminine dans sa Frontier Martial-Arts Wrestling et enfin en 1992 lorsque Rumi Kazama provoque un exode de la Japan Women's Pro Wrestling, pour créer la Ladies Legend Pro Wrestling (aujourd'hui connu sous le nom de Ladies Legend Pro Wrestling X) à conserver cette position. Et durant toutes les années 1990, l'organisation de la "Joshi Puroresu" est la suivante, la AJW domine, elle organise ses shows dans les plus grandes salles (le seul show de l'histoire de la "Joshi Puroresu" à avoir été au Tokyo Dome est un show de la AJW) mais aide les autres fédérations à se faire une place dans la diaspora de la "Joshi Puroresu" sous le prétexte d'une rivalité interpromotionnel, en échange la AJW peut bénéficier des catcheuses des autres fédérations pour parfaire son "roster". Ce n'est pas vraiment par démagogie que le président de la AJW de cette époque, Takeshi Matsunaga, a choisi cette option mais plus par obligation, en 1989, ses poules aux œufs d'or, les Crush Gals sont obligé de prendre leurs retraites car elles ont atteint l'âge fixée par la AJW dans ses premières années, or les Crush Gals étaient extrêmement populaire, bien plus que tout les autres catcheuses ou catcheurs du Japon, afin de permettre à la AJW et aussi à la "Joshi Puroresu" en général de rester à flot après toute ses années de dure labeurs pour la sortir des clubs de strip-tease, où le catch féminin était pratiqué au Japon dans les années 1960, faire des alliances était la meilleure solution, de plus cela à permis de faire connaître à la "Joshi Puroresu" un véritable âge d'or, non pas au niveau de la popularité, mais de la qualité du "in-ring", avec des noms commes Manami Toyota, Akira Hokuto, Mariko Yoshida, Mayumi Ozaki, Dynamite Kansai, Megumi Kudo, Combat Toyoda, Rumi Kazama ou encore Shinobu Kandori, aujourd'hui unanimement reconnu comme faisant partie des meilleures catcheuses de l'histoire. Mais en 1995, Chigusa Nagayo une ex Crush Gals, sort de sa retraite et décide de créer sa propre fédération la GAEA Japan, qui va chambouler le modèle du début des années 1990 et être la dernière fédération de "Joshi Puroresu" à connaître une exposition majeure, mais la GAEA va également être l'une des nombreuses raisons de la chute du catch féminin au Japon.

Les idoles des années 1980, les Crush Gals

Pour comprendre pourquoi la GAEA Japan a aussi bien marché, je suis obligé de parler des Crush Gals. Il faut savoir qu'au Japon, aucune catcheuse ne peut rivaliser avec la popularité des Crush Gals, et même chez les hommes, il n'y a pas de catcheur qui ont fait autant vibrer la foule que les Crush Gals. Les Crush Gals est une équipe composé de Chigusa Nagayo et de Lioness Asuka, deux catcheuses ayant fait leur débuts en 1980.

Comme presque toutes les jeunes filles de leur époque, Lioness Asuka et Chigusa Nagayo sont devenu catcheuses dans l'espoir de ressembler à leurs idoles, The Beauty Pair (Maki Ueda et Jackie Sato), une équipe de la deuxième moitié des années 1970, à cette époque les catcheuses tels que The Beauty Pair mais aussi les autres catcheuses de leurs générations, ne se contentet pas de lutter sur un ring et d'être plus moins talentueuse talentueuse afin de poser les bases de la "Joshi Puroresu" tel qu'on la connaît aujourd'hui, elles étaient très souvent des chanteuses en parrallèles et c'est en alliant chanson et catch que Takeshi Matsunaga, fondateur et président de la AJW, a réussit à rendre le catch féminin populaire au Japon, notamment auprès des jeunes filles, ce qui lui assure de ce fait une nouvelle génération assuré. Et c'est en voulant marcher sur les traces de The Beauty Pair que des catcheuses comme Jaguar Yokota, Devil Masami, Chigusa Nagayo, Itsuki Yamazaki, Noriyo Tateno, Dump Matsumoto, ou celles qui nous intéresse ici, Chigusa Nagayo et Lioness Asuka font leurs débuts à un très jeunes âge à la AJW.

Durant les premières années de leurs carrières respectives, ni Chigusa Nagayo, ni Lioness Asuka ne rencontre un franc succès, à cette époque tout les yeux sont braqués sur Jaguar Yokota qui innove le produit "in-ring" constamment et qui est alors considérée comme la meilleure catcheuse au monde, que ce soit chez les femmes ou chez les hommes. Mais en 1984, Chigusa Nagayo et Lioness Asuka décide de commencer à faire équipe et de se faire appeler les Crush Gals, ce qui marque un tournant dans leurs carrières. Presque immédiatement après la création des Crush Gals, elles vont devenir très populaires bien plus que Jaguar Yokota qui était alors la top star de la AJW, bien que ni Chigusa Nagayo, ni Lioness Asuka ne soit plus talentueuse que Jaguar Yokota (même si elles sont deux excellentes catcheuses), de plus ni Chigusa Nagayo, ni Lioness Asuka ne peut se vanter d'être un véritable modèle de beauté comme pouvait être Mimi Hagiwara, et je doute pouvoir réellement expliqué la raison de cette montée en popularité très soudaine, disons simplement qu'il s'agit d'un mélange de talent pour le catch, de charisme, et de leur implication dans l'industrie musciale.

Quoi qu'il en soit, la popularité des Crush Gals est faite, toutes les chansons qu'elles sortent se classe dans le top 10 des chansons les plus vendus de cette époque au Japon, et encore aujourd'hui les fans de catch qui regardent un match des Crush Gals sont abasourdi de voir les fans japonais être aussi bruyant, à chaque matchs des Crush Gals on entend les fans scander à l'unisson « CHI-GU-SA, A-SU-KA, CHI-GU-SA, A-SU-KA » durant toute la durée du match, de plus il n'est alors pas rare de voir des fans apporter des pompoms pour encourager leurs idoles, ou même voir des jeunes filles pleurer lorsqu'elles voient leurs idoles perdre un match. Dès lors, Chigusa et Asuka connaissent un grand succès, elles se retrouvent dans les "Main Events" des shows, les fans viennent principalement pour les voir, et elles vont même remporter de nombreux titres : elles vont être sacrée quatre fois WWWA World Tag Team Champion, le titre majeur par équipe de la AJW, et vont également donner certains des meilleurs matchs des années 1980, que ce soit en solo (par exemple le célèbre Jaguar Yokota contre Lioness Asuka de 1985, ou le Chigusa Nagayo contre Devil Masami du même show que le précédent), ou en équipe (par exemple leur série de match contre les Jumping Bomb Angels).

Mais comme tout les héros, les Crush Gals avaient des rivales dignent de ce nom, le Gokuaku Domei (que l'on pourrait traduire par : l'horrible alliance), un clan de "heel" dirigé par Dump Matsumoto et qui compte également d'autre catcheuses comme Crane Yu ou une encore très jeune Keiko 'Bull' Nakano, Dump Matsumoto profite de sa corpulence imposante pour attaquer les autres catcheuses, mais aussi le personnel de la AJW, n'hésite pas à se servir de différentes armes tel que des chaises, ou des ciseaux et est souvent aidé par l'intervention des autres membres de son Gokuaku Domei. La rivalité entre Dump Matsumoto et les Crush Gals est la rivalité la plus populaires de l'histoire du catch japonais, et grâce à la popularité de cette rivalité, la AJW devient la fédération de catch la plus populaire du Japon à cette époque, les show hebdomadaire ont des ratings tournant autour de 12 points sur l'échelle de Nielsen (à titre de comparaison le record de la WWE dans les années 1990 est de 8 points sur la même échelle). Le point le plus connu de la rivalité entre Dump Matsumoto et les Crush Gals est sans aucun doute le premier "Hair VS Hair Match", en Août 1985 (à la suite de la popularité de ce match, il sera organisé une revanche), à l'issu de ce match, Chigusa Nagayo perd le match contre Dump Matsumoto, et les fans se mettent à pleurer, certains fans ne peuvent même pas regarder Chigusa Nagayo se faire raser le crâne par sa rivale ultime, Dump Matsumoto. La rivalité entre le Gokuaku Domei ne prend fin qu'avec la retraite de Dump Matsumoto en 1988, car elle avait atteint l'âge limite de la retraite instauré par la AJW (en réalité elle avait l'âge en 1986 et avait pris sa retraite une première fois avant de revenir peu après).

Pour pallier l'absence de sa plus grosse "heel" et afin de préparer la retraite de Chigusa Nagayo et de Lioness Asuka qui s'approche toutes deux de l'âge limite, Takeshi Matsunaga organise une rivalité entre les deux ex Crush Gals. Comme on peut facilement le deviner la rivalité touche le public, et les fans s'impliquent tellement dans cette rivalité qu'encore aujourd'hui elle est très connu pour l'émotion apporté non seulement par les catcheuses mais aussi par les fans, et à chaque affrontement entre Chigusa Nagayo et Lioness Asuka, les fans ne se contentent pas uniquement de scander le noms de leurs idoles, mais bien souvent fondent en larmes en voyant l'amitié entre leurs deux héroïnes prendre fin. Après que Lioness Asuka et Chigusa Nagayo ait toutes deux remporté le titre le plus précieux de la AJW, le WWWA World Title, elles prennent toutes deux leurs retraite en 1989, ayant atteint l'âge limite fixé par la AJW. Laissant la AJW dans un état bancale, mais pas pour longtemps car Takeshi Matsunaga jouera sur la popularité de l'ex membre du Gokuaku Domei, Bull Nakano, mais aussi sur ses "rookie" alors plein de potentiel et qui aujourd'hui sont parmi les plus gros noms de l'histoire du catch féminin tel que Akira Hokuto, Manami Toyota, Aja Kong, Kyoko Inoue ou encore Toshiyo Yamada, et dont la plupart était devenue catcheuse afin de ressembler aux Crush Gals.

Les Crush Gals ont ainsi profondément marqué non seulement le monde du catch, mais aussi la pop culture japonaise dans son ensemble, si en Occident les Crush Gals ne sont pas très connu, au Japon, et ce encore aujourd'hui, elles restent des figures emblématique de la pop culture des années 1980. Encore aujourd'hui leur héritage sert les japonais de référence pour parler des catcheuses japonaises, de plus il n'est pas rare que Chigusa Nagayo ou Lioness Asuka fassent des apparitions dans des émissions japonaises n'ayant rien à voir le catch, ou même dans le monde du catch leur image est encore exploité, par exemple Kana qui décide de rendre hommage à Lioness Asuka, en choissisant Asuka comme nom de ring lors de son arrivée à la NXT, mais il y a plein d'autres exemples.

Le retour de Chigusa Nagayo au premier plan

Entre 1989 et 1995, Chigusa Nagayo ne lutte plus de manière régulière, il lui arrive d'apparaitre lors de quelques matchs de légende, par exemple pour affronter Devil Masami lors du premier AJW 'DreamSlam' en Avril 1993, ou pour faire un Street Fight contre Mayumi Ozaki en 1994 pour la JWP, mais ce ne sont que des apparitions isolés. Il faut attendre 1995 avec l'annonce de la création de sa propre fédération, la GAEA Japan, un nom inspiré de la Déesse-mère grecque Gaïa (le nom Gaea est une déformation du nom Gaïa basé sur la prononciation en anglais).

La GAEA Japan s'attire dès son premier show une médiatisation forte, déjà car la GAEA Japan est la fédération de Chigusa Nagayo qui malgré son absence de quelques années est toujours très populaire, mais aussi parce que la GAEA a réussit dès son premier show à attirer des catcheuses de la JWP, tel que Devil Masami, qui avait débuté sa carrière en 1978 et était déjà l'une des catcheuses les plus respectés du Japon, mais aussi Mayumi Ozaki et Dynamite Kansai, deux jeunes catcheuses qui s'étaient taillé une forte réputation au début des années 1990, notamment grâce à une série de trois matchs contre Manami Toyota et Toshiyo Yamada resté célèbre et qui encore aujourd'hui sont souvent considéré comme les meilleures matchs de catch féminin par équipe de l'histoire, ou encore KAORU, une catcheuse de la AJW qui avait fait ses débuts à la fin des années 1980 et qui était connu pour son style de catch basé sur l'"High Flying". Rapidement la GAEA obtient la réputation d'être une réputation solide, grâce à la qualité des matchs, grâce à une alliance avec la FMW qui voit une rivalité entre Chigusa Nagayo et le clan "heel" de la division féminine de la FMW dirigé par Bad Nurse Nakamura, mais également grâce aux "rookies" de la GAEA qui font leurs débuts peu après la création de la fédération et montrent rapidement qu'il faudra compter sur elles dans l'avenir, d'ailleurs parmi ces "rookies" se trouve des futures grandes stars de la "Joshi Puroresu" tel que Meiko Satomura, Chikayo Nagashima, Sonoko Kato, Toshie Uematsu, et Sugar Sato. Mais en plus de son alliance avec la FMW, comme les autres fédérations de "Joshi Puroresu" de cette époque, la GAEA n'hésitent pas à envoyer ses catcheuses dans d'autres fédérations tel que la JWP, la LLPW ou la AJW.

En 1996, la GAEA commence à se faire une véritable place dans la "Joshi Puroresu" de cette époque alors encore dominé par la AJW, bien que la fédération tourne principalement autour de Chigusa Nagayo, les jeunes catcheuses de la GAEA tel que Meiko Satomura, Sugar Sato ou Chikayo Nagashima arrivent quand même à obtenir une certaine exposition en participant notamment à des tournois et à des matchs pour d'autres fédérations, bien souvent en volant la vedette aux "rookies" de la fédération dans laquelle elles se rendaient, une autre "rookie" qui va devenir un gros noms de la "Joshi Puroresu", Sakura Hirota, fait ses débuts à la même période. De plus Mayumi Ozaki créer son clan "heel", qu'elle nomme Oz Academy en recrutant différentes catcheuses principalement de la GAEA tel que Sugar Sato ou Chikayo Nagashima. Mais le premier véritable gros coup de la GAEA survient en Septembre 1996, lorsque la fédération annonce que Akira Hokuto, qui était alors l'un des plus gros noms du catch japonais, que ce soit en terme de popularité ou de talent, allait rejoindre la GAEA sous peu, c'est également à cette période que la GAEA signe une alliance avec la World Championship Wrestling, qui était alors la plus grosse fédérations des États-Unis. De nombreuses catcheuses de la GAEA vont lutter pour la WCW, tel que Akira Hokuto qui sera même sacrée WCW Women's Champion, Chigusa Nagayo (sous son alter ego, ZERO), Meiko Satomura, Sugar Sato ou Toshie Uematsu qui va remporter le WCW Women's Cruiserweight Title, ces échanges vont permettre à la GAEA de se faire une petite "fanbase" en Occident et notamment aux États-Unis. En plus de ramené les titres féminins de la WCW, la GAEA va créer ses propres titres, un titre par équipe et un titre en solo, qui sont respectivement nommé le AAAW Single Title et le AAAW Junior Heavyweight Tag Team Title, bien que ce dernier est plus tard renommé en AAAW Tag Team Title quand la GAEA met fin au système de classe de poids, AAAW signifie All Asia Athlete Women.

Le succès continue pour la GAEA, d'autres grandes catcheuses rejoignent la GAEA que ce soit à temps plein, tel que Toshiyo Yamada, ou juste le temps d'un show tel que lors du 'Junior All Star' de 1997 qui accueille plus de trente jeunes catcheuses de toutes les autres fédérations de catch féminin du Japon. De plus la GAEA tient des shows qui remplissent les salles, notamment grâce à la popularité de Chigusa Nagayo qui défend le titre majeur dans les "Main Event", tout en amenant des catcheuses déjà bien établie qui commençait à quitter la AJW pour différentes raisons dont l'incapacité de Kunimatsu Matsunaga à gérer la AJW, Kunimatsu était le frère de Takeshi qui a pris sa suite après que ce dernier tombe malade, tel que Kyoko Inoue, Etsuko Mita, Mima Shimoda ou Aja Kong. La GAEA commence à tenir ses premiers gros shows, notamment au Kawasaki Stadium, une salle qui pouvait contenir 30 000 personnes et qui était déjà utilisé depuis le début des années 1990 pour les gros shows de la FMW, les shows de la GAEA mélange alors un catch de bonne qualité porté par des catcheuses talentueuses tel que Chigusa Nagayo, Mayumi Ozaki ou des "rookie" déjà bien capable et qui commencait tout juste à s'établir comme Meiko Satomura ou Chikayo Nagashima, à des rivalités intéressantes à suivre qui mettent en avant Chigusa Nagayo, qui même si elle n'était plus aussi populaire que dans les années 1980 restait très célèbres et populaires auprès du public japonais, mais aussi la Oz Academy, le clan "heel" de Mayumi Ozaki qui prend de plus en plus d'importance.

Le numéro 1 de la "Joshi Puroresu"

En seulement trois ans la GAEA est déjà l'une des principales fédérations de catch féminin du Japon, mais elle continue de grandir de manière assez rapide, et ce malgré la baisse d'intérêt pour le catch au Japon à cette époque. Le secret de cette montée en popularité repose sur la popularité des catcheuses qui s'étaient déjà établie à la AJW, et en la création de match ou d'équipe de rêve comme l'alliance entre Akira Hokuto et Mayumi Ozaki, qui devra s'arrêter brusquement à cause de la grossesse de Akira Hokuto ce qui l'éloignera des rings pendant plusieurs mois, ou la première apparition de la "top star" de la principale rivale de la GAEA, la AJW, Manami Toyota.



Malgré que Chigusa Nagayo est constamment dans les "Main Event" et tourne toujours autour du titre majeur, la GAEA continue de proposer des shows d'une qualité constante, de plus la popularité grandissante de leur jeunes catcheuses couplé à la popularité déjà établis de catcheuse tel que Mayumi Ozaki, Devil Masami ou Chigusa Nagayo permet de remplir la salle à presque chaque show, tandis qu'à la même époque les autres fédérations de "Joshi Puroresu" tel que la JWP ou la AJW perdent des fans, à tel point que la JWP perd son contrat télévisé. Mayumi Ozaki commence à produire en parallèle de ses apparitions avec la GAEA Japan, des shows indépendant sous le nom de Oz Academy, les shows tournent surtout autour des catcheuses de son clan. En 1998, la AJW est la première fédération de catch japonais a fêter ses trente ans, pour l'occasion les "booker" de la AJW propose à Chigusa Nagayo un match vendu comme 'The Best VS The Best' entre Chigusa Nagayo et Manami Toyota, deux "top star" de la AJW de deux époques différentes, ce que Chigusa Nagayo accepte et bat Manami Toyota, profitant ainsi d'un coup de pub supplémentaire. Mais ce qui permettra vraiment à la GAEA de devenir la fédération numéro un de "Joshi Puroresu" ce n'est pas le coup de pub permis grâce à la victoire de Chigusa Nagayo sur Manami Toyota, ce qui lance vraiment la GAEA sur une montée en puissance encore plus importante que jusqu'à maintenant c'est lorsque l'ex partenaire de Chigusa Nagayo au sein des Crush Gals, Lioness Asuka annonce qu'elle va remettre les bottes et organise son retour à la GAEA rejoignant Chigusa Nagayo et laissant aux fans l'espoir de voir un retour des Crush Gals, qui pour de nombreux japonais et pour encore plus de japonaises, avaient été leur héros d'enfance.

Mais Lioness Asuka n'est en réalité pas là pour redevenir l'amie de Chigusa Nagayo, Lioness Asuka s'associe avec les "heels" "freelancer" Las Cachorras Orientales, une équipe composé de Mima Shimoda et de Etsuko Mita, mais aussi avec le clan de Mayumi Ozaki, la Oz Academy, Lioness Asuka profite de son clan et défie Chigusa Nagayo dans un match dans lequelle la gagnante obtient les droits sur la GAEA Japan, ce que Chigusa Nagayo accepte. Comme on pouvait s'en douter l'annonce du match entre Chigusa Nagayo et Lioness Asuka, dix ans après leur dernier affrontement fait grand bruit au Japon, et le show qui voit l'affrontement entre les deux ex Crush Gals n'a aucun mal à se vendre. Après la défaite de Chigusa Nagayo, Lioness Asuka et son clan profitent de leurs nouveaux pouvoirs pour obtenir plus facilement des matchs pour les titres, or la tension monte entre les catcheuses au sein même du clan qui se scinde en deux, d'une part le clan de Lioness Asuka et de l'autre celui dirigé par Mayumi Ozaki et Akira Hokuto qui effectue son retour sur les rings. Mayumi Ozaki et Lioness Asuka se dispute le plein pouvoir de la GAEA, ce qui finit par un match entre les deux remporté par Lioness Asuka, qui accepte un ultimatum de la part de Chigusa Nagayo qui revient sous son alter ego ZERO (l'alter ego de Chigusa Nagayo fonctionne un peu avec le même principe que Keiji Mutoh/The Great Muta), si Chigusa Nagayo gagne elle regagne la direction de la GAEA, mais si Lioness Asuka gagne, Chigusa Nagayo doit rejoindre son clan. Le match revanche est gagné par Chigusa Nagayo, ce qui met fin à la rivalité.

Après la fin de la brève domination de Lioness Asuka, le clan de Mayumi Ozaki et de Akira Hokuto qui sont rejoint entre temps par Aja Kong commence à attaquer les catcheuses de la GAEA à différentes reprises, ce qui force Chigusa Nagayo et Lioness Asuka à former elles aussi un autre clan dans l'espoir de les contrecarrer, ce qui marque la reformation des Crush Gals, sous le nom de Crush Gals 2000. La rivalité mène à un match entre les Crush Gals 2000 et une équipe composé de Akira Hokuto et Devil Masami (qui avait rejoint le clan peu avant) devant la plus grosse foule de l'histoire de la GAEA. La rivalité continue durant le reste de l'année et la rivalité prend une tournure de rivalité entre les générations, puisque les catcheuses s'étant fait connaître dans les années 1990 comme Akira Hokuto, Aja Kong, KAORU ou Mayumi Ozaki s'allient pour affronter les Crush Gals 2000 qui s'étaient fait connaître dans les années 1980, alliés aux catcheuses ayant débutés à la GAEA dans la deuxième moitié des années 1990, cette rivalité est la plus connu de la GAEA notamment pour la reformation des Crush Gals, et leur différents matchs contre Akira Hokuto. C'est également en 2000 que la GAEA obtient une reconnaissance internationale grâce au reportage GAEA Girls, un reportage qui suit les "rookies" de la GAEA dans leur entraînement et montre la manière dont son entraîné les jeunes japonaises désireuse de devenir catcheuse, le reportage est resté célèbre encore aujourd'hui pour la dureté de l'entraînement montré envers des jeunes filles qui pour la plupart ne sont pas encore majeur (surtout que la majorité au Japon est fixé à 20 ans), et parmi les moments les plus connus on pourrait citer : le "Dropkick" légitime de Meiko Satomura sur une "rookie" pour lui montrer comment un "Dropkick" se doit d'être fait, l'harcèlement psychologique dont fait preuve Chigusa Nagayo tout au long du reportage, ou encore la déclaration touchante et troublante de Chigusa Nagayo sur la manière dont son père était abusif envers elle, et que c'est ce genre de relation qu'elle veut avoir avec ses élèves,  le reportage est sortie dans différents pays notamment en Angleterre et en Allemagne, amenant une certaine notoriété à la GAEA hors du Japon.

Le début des années 2000, voit aussi KAORU utilisait mélangeait son style de "High Flyer" avec un catch "Hardcore" ce qui lui vaut d'être souvent comparé à Sabu de son temps à la ECW. La GAEA connaît ses premiers problèmes dès 2001, lorsque Sonoko Kato, Sugar Sato, Devil Masami, Akira Hokuto et Chigusa Nagayo se blesse toutes plus ou moins à la même période, or elles étaient toutes présentes dans les rivalités principales de la GAEA, en plus Lioness Asuka décide de quitter la GAEA pour rejoindre la ARSION après que le président de la ARSION lui ait proposé un contrat spécial, dans lequel elle n'est pas seulement catcheuse, mais également "booker", Lioness Asuka dès son arrivée va se mettre en avant à la ARSION, et créer des problèmes de vestiaires à cause de son ego, ce qui se concluera par la fermeture de la ARSION en 2003.



A la fin d'année 2001, peu après son retour de blessure, Chigusa Nagayo annonce officielement la fin du système de clan avec lequel la GAEA fonctionnait depuis déjà quelques temps. Quant à Akira Hokuto, à son retour de blessure elle annonce qu'elle désire prendre sa retraite, la cérémonie est organisé le 7 Avril 2002. Mais tout n'est pas noir à cette période, puisque Ayako Hamada une jeune catcheuse de la ARSION qui avait déjà fait ses preuves et qui était mécontente du "booking" de Lioness Asuka décide de rejoindre la GAEA. De plus peu après le départ de Akira Hokuto, la "top star" de la AJW, Manami Toyota quitte la AJW pour rejoindre la GAEA.

Manami Toyota et Aja Kong qui ont été pendant très longtemps des ennemis juré, forment une équipe et deviennent rapidement des challenger sérieuse, en partie car elle n'avait déjà plus rien à prouver, Manami Toyota et Aja Kong vont se mettre à prôner la supériorité de la AJW sur les autres fédérations de catch féminin, toutes deux étant à l'origine issu de cette fédération, elles vont s'allier avec Las Cachorras Orientales, qui sont elles aussi issu de la AJW (pour l'anecdote Shimoda et Mita se sont entraîné en même temps que Toyota), les quatre femmes vont fonder leur propre clan, MOTOZEN et vont créer ce qu'elles appellent le « Zenjo-isme », c'est à dire la supériorité de la AJW sur les autres fédérations, Zenjo étant l'une des abrévations de la All Japan Women's Pro Wrestling, avec AJW, sauf que Zenjo est issu du nom japonais Zen Nihon Joshi Puroresu (Zen = All, Jo = premier kanji de "Joshi" qui signifie femme). Moins de trois mois après ses débuts, Manami Toyota remporte le titre majeur de la GAEA en battant la championne Chikayo Nagashima, lors du même show Devil Masami et Lioness Asuka rejoignent MOTOZEN, toutes deux étant elles aussi issu de la AJW, Devil Masami ayant lutter à la AJW de 1978 à 1986 et Lioness Asuka de 1980 à 1989. De son côté Chigusa Nagayo était en guerre contre D-Fix un clan composé par Mayumi Ozaki et KAORU managé par Police et qui était plus ou moins semblable à la Oz Academy, D-Fix se déclare comme le clan le plus dangereux de la GAEA n'hésitant pas à couper les cheveux des autres catcheuses tel que Toshie Uematsu ou Chigusa Nagayo, voir même à attaquer les membres du personnel tel que des arbitres.

Durant ses dernières années d'existence, la GAEA continue de dominer les autres fédérations de "Joshi Puroresu" de cette époque en terme de popularité, son succès diminue petit à petit à cause de la baisse d'intêret du catch pour les fans japonais à cette époque qui s'intensifie de plus en plus, bien que les ratings restent satisfaisant. La GAEA est aussi la première fédération de "Joshi Puroresu" à avoir un programme télévisé hors du Japon, les shows de la GAEA était diffusé entre 2004 et 2005 sur la chaîne britannique, The Wrestling Channel. C'est également à ce moment que Chigusa Nagayo qui était toujours "booker" de la GAEA se met à "booker" uniquement les catcheuses ayant beaucoup d'expérience tel qu'elle même, Manami Toyota, Devil Masami, Mayumi Ozaki, ou encore Aja Kong, et la plupart les plus jeunes catcheuses se retrouvent bien souvent à "jobber" pour le compte de ces dernières, seul Meiko Satomura qui était la protégée de Chigusa Nagayo s'en sort plutôt bien, ces choix de "booking" laissent encore aujourd'hui un goût amère chez les fans de "Joshi Puroresu", et force une possible comparaison entre la nWo de la WCW et MOTOZEN. Mais en 2005 après dix ans d'existence, la GAEA ferme ses portes lors d'un dernier show appellé 'The Eternal Last Gong', la fédération ferme ses portes car Chigusa Nagayo désirait prendre sa retraite des rings et ne voulait pas confier sa fédération à quelqu'un d'autre. Malgré tout, la GAEA a été la dernière fédération de "Joshi Puroresu" a véritablement bénificier d'une exposition majeure au Japon, et à l'inverse de la AJW qui avait bâti au départ sa réputation sur le talent de chanteuse de ses catcheuses, la GAEA a uniquement compté sur les travaux de ses catcheuses dans le ring, assurant aux catcheuses ayant fait leur débuts à la GAEA tel que Sonoko Kato, Chikayo Nagashima ou Meiko Satomura d'être des futures légendes du "Joshi Puroresu", et permettant à d'autres catcheuses déjà célèbres tel que Akira Hokuto, Chigusa Nagayo ou Manami Toyota, de connaître leurs derniers succès devant un large public.

Après la fermeture de la GAEA, les différentes catcheuses de la GAEA prennent des chemins différents, certaines décident de devenir des "freelancer" tel que Manami Toyota, d'autre décide de mettre fin à leur carrière comme Sugar Sato, ou Sakura Hirota (cette dernière fera son retour quelques années plus tard), mais le plus importants : d'autres vont créer leur propre fédération, c'est notamment le cas de Mayumi Ozaki qui décide de faire des shows qu'elle produisait sous le nom de Oz Academy, une fédération à part entière, la Oz Academy, qui se veut être la descendante de la GAEA avec une forte influence de la ECW de Paul Heyman, qui se remarque notamment par la présence de nombreux Street Fight et de match à stipulation comme des Last Women Standing, et Meiko Satomura qui créer la Sendai Girls Pro Wrestling avec Jinsei Shinzaki, souvent abrégé en Senjo, une fédération qui tourne exclusivement autour d'elle et de ses élèves dont les plus connu reste les sœurs Sendai Sachiko et DASH Chisako, du fait de son petit "roster" la Senjo fait appel à de nombreuses "freelancer" lorsqu'elle tient un show et les catcheuses de la Senjo sont libre d'aller lutter dans les autres fédérations de "Joshi Puroresu" tel que la STARDOM, la Oz Academy ou la JWP. Encore aujourd'hui la Senjo et la Oz Academy sont deux des fédérations les plus populaires de la "Joshi Puroresu" et dans les deux cas, le "booking" est grandement inspiré de celui de la GAEA, pour la Senjo c'est car comme à la GAEA la fédération tourne toujours autour des mêmes catcheuses, tandis qu'à la Oz Academy est présent un système de clan semblable à celui de la GAEA, et de nombreuses catcheuses s'étant fait connaître ou étant passé pas la GAEA ont lutter dans le passé ou continue de lutter pour la Oz Academy tel que Manami Toyota, Chikayo Nagashima, Sonoko Kato, Aja Kong, Mayumi Ozaki ou encore KAORU, et pour bien se définir comme la fédération qui a succéder à la GAEA, la Oz Academy a aussi récupérer son spot télévisé sur GAORA TV. Très récemment, Chigusa Nagayo a ouvert une nouvelle fédération de catch, qu'elle a nommer MARVELOUS, marquant ainsi son retour sur les rings, de plus la MARVELOUS semble s'orienter vers le modèle de la GAEA.



En savoir plus sur http://the-alternative.e-monsite.com/blog/il-etait-une-fois-au-japon-la-gaea-japan.html#jjEgLoVt1DCbCqvo.99
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MessageSujet: Re: Il était une fois au Japon : La GAEA Japan    Mer 25 Nov - 15:35

superbe chronique sur un style de catch finalement très peu connu mais ô combien influent.

ça fait pas mal de temps que je me tâte à me mettre au Joshi Puro des années 80-90, cette chronique m'a convaincu.
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